Marcel Proust - la musique retrouvée (Nouvelle production)

Vocal   Ensembles et orchestres de chambre  

Incursion au cœur de l’univers littéraire et musical de Marcel Proust, ce concert souligne le centenaire de la mort de l’auteur et met en lumière la musique de ses compositeurs favoris : G. Fauré, C. Franck, R. Hahn, C. Debussy...

Incursion au cœur de l’univers littéraire et musical de Marcel Proust, ce concert souligne le centenaire de la mort de l’auteur et met en lumière la musique de ses compositeurs favoris : G. Fauré, C. Franck, R. Hahn, C. Debussy et M. Ravel, interprétée par un trio de musiciens exceptionnel. Ponctuant ce concert, des extraits lus de son œuvre maitresse À la recherche du temps perdu considérée comme un monument de la littérature du XXe siècle, s’amalgament à la musique et nous dévoilent la sensibilité et le génie de l’écrivain.

Œuvres au programme
R. Hahn : Portraits de peintres d’après des poésies de Marcel Proust – no. 4 (A. Watteau)
C. Debussy : Sonate pour violoncelle et piano – Prologue
M. Ravel : Trio en la mineur, 1ermouvement – Modéré
C. Franck : Sonate en la majeur pour violon et piano – 1er mouvement  – Allegro
G. Fauré : Sonate no. 1 en la majeur op. 13 pour violon et piano – 3e mouvement – Allegro vivo
C. Debussy : Trio en sol majeur – 3e mouvement – Andante espressivo
M. Ravel : Pavane pour une infante défunte – Trio

Mise en lecture : Patrice St-Pierre
Comédienne : Ginette Chevalier
Conception visuelle : François St-Aubin
Piano : Jeanne Amièle
Violon : Alicia Choi
Violoncelle : Thomas Beard

Marcel Proust, la musique et la recherche du temps perdu…
Marcel Proust était un grand mélomane. Tout au long de sa vie et de son œuvre, la musique est présente. Une quarantaine de compositeurs sont cités dans À la recherche du temps perdu dont plusieurs contemporains. Pour lui, la musique est une inépuisable source de sensations et d’émotions. Marcel Proust a découvert la musique de Claude Debussy avec son opéra Pelléas et Mélisande grâce au théâtrophone. Cette invention révolutionnaire à l’époque consistait à se servir du téléphone pour retransmettre les représentations d’opéra. Marcel était un fervent abonné. Attiré par le côté révolutionnaire du musicien, il ne l’a cependant jamais fréquenté, Debussy refusant poliment les invitations de Proust en lui répondant notamment : « Excusez-moi, en réalité je ne suis qu’un ours. Peut-être vaut-il mieux continuer de nous rencontrer par hasard, comme nous l’avons fait jusqu’ici ».  Proust a cependant rencontré Gabriel Fauré à plusieurs reprises dans les salons qu’il fréquentait, un compositeur proche de sa sensibilité. Fauré est mentionné plusieurs fois dans son œuvre, preuve de l’admiration de Marcel envers le musicien. La musique de César Franck aurait joué un rôle important dans le roman, car sa sonate pour violon et piano pourrait avoir servi à l’évocation d’une petite phrase musicale qui deviendra un élément symbolique de la relation amoureuse que le personnage de Swann entretiendra avec celui d’Odette de Crécy. L’enthousiasme de Proust pour la musique de Franck va jusqu’à faire venir chez lui, après minuit, un ensemble de musiciens afin d’entendre son quatuor à cordes et cela, comme il l’écrit dans une lettre, « devant moi tout seul ».  Même si le nom de Ravel n’apparaît qu’une seule fois dans La recherche, Proust a souvent démontré une très grande affinité esthétique avec ce compositeur. La Pavane pour une infante défunte accompagna le cercueil de l’écrivain jusqu’au cimetière du Père-Lachaise, selon la volonté du défunt. D’abord amants dans leur jeune vingtaine, Reynaldo Hahn et Marcel Proust verront cette relation se transformer en une très longue amitié qui les unira jusqu’à la mort de l’écrivain. Dans leurs lettres, ils échangent beaucoup sur la musique et les arts en général sans pour autant être toujours au diapason. Il est toutefois certain que les deux amis se vouaient une grande estime.

Marcel Proust est un paradoxe : son œuvre a été l’objet d’innombrables recherches, essais, études, analyses et thèses de chercheurs du monde entier. Peu d’écrivains ont plus de 12 millions de résultats dans une recherche Google… exception faite de Victor Hugo. Et curieusement, son œuvre n’est pas une œuvre aussi lue et populaire que les romans de Hugo. Il est vrai que le roman, composé de sept volumes, peut sembler de prime abord rébarbatif… c’est en partie pour deux raisons : l’ampleur de l’œuvre (le roman totalise 2400 pages) et le style d’écriture : descriptif, contemplatif, comprenant de nombreuses analyses psychologiques, de considérations esthétiques, de réflexions philosophiques, tout cela décrit dans de longues phrases sinueuses. C’est un roman unique en son genre; on serait bien mal avisé d’essayer de le résumer puisqu’il n’y a presque ou pas d’intrigue. On y suit un Narrateur, dont le rêve est de devenir écrivain, mais qui ne semble pas trouver de sujets d’écriture pertinents, qui passera une bonne partie de sa vie à fréquenter les salons d’aristocrates et de riches bourgeois, qui vivra un amour tourmenté avec Albertine dont l’ambiguïté sexuelle le rend follement jaloux et qui connaîtra une révélation provoquée par la réapparition involontaire d’un souvenir qui agira comme un déclencheur créatif et lui permettra de réaliser son ambition. On comprend que tout ce « temps perdu » constituait le roman qu’il rêvait d’écrire. Mais c’est avant tout un roman qui recèle de nombreuses analyses d’une grande finesse et d’une justesse parfois bouleversante sur les mécanismes amoureux, les relations sociales, l’esthétisme artistique, la mémoire, le temps et… la vie.

© François St-Aubin

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